MUSIQUE

Un nouvel Album "Sur le fil" 

 

Quatre ans après la sortie de son premier album « Baschmak », le groupe Doucha enregistre un nouveau répertoire, enrichit par l'arrivée de Florian Chaigne à la batterie, et emprunt des influences multiples des cinq musiciens. Le tout plus que jamais baigné dans les histoires oniriques de Vincent Rousselot. L’enregistrement a été réalisé au printemps 2017 au Studio Corner Box à Rocheservière avec l’ingénieur du son Olivier Ménard.

Le nouvel album « Sur le fil » contient neuf titres, dont certains avec des invités venant renforcer la richesse créative proposée par Doucha !

Enregistré en mars 2017 et mixé en juin 2017 par Olivier Ménard au Corner Box Studio, Rocheservière.

Masterisé en juillet 2017 par Pierre Vandewaeter au Studio Lakanal, Montpellier.

SUR LE FIL (2018)
BASHMACK (2013)

 "Sur le fil" • LA PRESSE EN PARLE ! 

Estuaire Hebdo Saint-Nazaire (8/11/2017)
 
Éloge des Chimères

 

Avec "Sur le fil", le quintet Doucha livre une création musicale de Klezmer Fantastik, plus féerique et ardente que jamais.

C'est une fête envoûtante et virevoltante orchestrée par des alchimistes du son. Un voyage par-delà la logique et le réel où clarinette, accordéon, clochettes, scie musicale, saxophones, lame, contrebasse, batterie, voix et machines s’épousent le temps d’une cérémonie hypnotique et crépitante. Ici, la tradition musicale klezmer fusionne en douceur avec le jazz quand le rock et les tendances actuelles s’invitent subitement pour alimenter un immense brasier de songes et de mots. Les textes, tantôt chantés tantôt parlés, font s’envoler les imaginaires vers des contrées qui sondent l’absurde et le mystérieux, bouleversant les sens et se moquant du sens. Alice, le personnage de Lewis Caroll, surgit par enchantement, les chevaux galopent dans les nuages, Monsieur Crabe claque des pinces sur une plage de notes... On pense alors aux univers cinématographiques de Tim Burton, David Lynch, Tony Gatlif ou Kusturika tant l’onirisme et l’étrange jouent l’union sacrée et transportent l’auditeur sur la corde d’un funambule somnambule. En réalité (toute relative !), nous sommes au coeur de "Sur le fil", le dernier projet du groupe nanto-nazairien Doucha, présenté en avant-première ce vendredi 10 novembre sur la scène du Vip. L’album, lui, sera disponible au printemps 2018, l’année qui célèbrera les 10 ans d’existence de cette formation aussi atypique qu’hybride. L’occasion de revenir sur cette aventure avec Joëlle Nassiet, sa clarinettiste.

 

Estuaire. 2008/2018 : sur quel fil Doucha a-t-il évolué en une décennie ?

Joëlle Nassiet. Sur un fil qui me semble finalement très logique. Au départ, nous nous inscrivions dans un registre exclusivement imprégné de musiques traditionnelles d’Europe de l’Est. Mais très vite, chacun des musiciens, de part ses goûts et sa formation, a su y instiller sa propre touche. L’affirmation de cette relecture moderne du registre klezmer s’est concrétisée avec notre premier album Baschmak, sorti en 2013.

Estuaire. A cette époque, vous revendiquiez un klezmer “génétiquement modifié”, celui d’aujourd’hui se définit

comme “fantastik”. Quelle est la nuance ?

Joëlle Nassiet. Depuis Baschmak, notre d.sir d’aller encore plus loin dans l’imaginaire et de r.duire les fronti.res entre les genres s’est imposé naturellement avec non seulement l’arrivée de notre nouveau batteur Florian Chaigne, mais aussi au gré de nombreuses rencontres. Ces dernières années, Doucha s’est beaucoup investi auprès des jeunes à travers des concerts commentés pour les scolaires, des projets artistiques comme le spectacle Chadoucham créé avec les classes Cham et Chad du collège Jean-Moulin, à Saint-Nazaire, ou encore des ateliers d’écriture initiés auprès des élèves du Département. Toute cette jeunesse nous a nourris et convaincus de poursuivre sur cette voie qui nous relie à notre âme d’enfant.

Estuaire. Dans cette distanciation toujours plus affirmée avec le monde réel, vous vous rapprochez paradoxalement du public avec des textes écrits en français, contrairement à Baschmak…

Joëlle Nassiet. C’est vrai que nous avons souhait. donner des cl.s aux spectateurs pour qu’ils puissent plonger plus facilement dans notre univers. Mais que l’on ne s’y trompe pas ! Notre “plume”, incarnée par le saxophoniste Vincent Rousselot, s’amuse beaucoup avec l’absurde et, comme il le dit lui-même, "chacun prend et comprend ce qu’il veut". Ce n’est pas un fan d’Henri Michaux pour rien.

Estuaire. L’album Sur le fil innove en accueillant des invités de marque sur certains titres.

Joëlle Nassiet. Oui, comme K20, le batteur de Ko Ko Mo, Guillaume Hazebrouck, de la compagnie Frasque, et Fabien Ewenczyk, de la Baronne Bleue. Là encore, c’est le fruit de rencontres un peu magiques et d’un besoin d’enrichir notre univers de multiples influences.

Estuaire. Vous allez dévoiler votre album sur la scène du Vip, comme cela avait été le cas en 2013.

Un symbole ?

Joëlle Nassiet. Un symbole, mais surtout une vraie histoire d’amitié artistique. Le Vip nous accompagne depuis le

début et nous nous y produisons pour la cinquième fois je crois. Au-deà. de la scène, c’est un espace de création et une équipe qui continuent à nous soutenir de manière professionnelle et bienveillante dans notre évolution. On espère que cela durera encore longtemps.

Propos recueillis par Nathalie Ricordeau

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